Dans les confins de l'espace, sur une planète minière, le grondement d'une usine en pleine activité résonnait. Deux hommes, revêtus de combinaisons minières usées et couvertes de terre et d'autres saletés, discutaient tranquillement en manipulant des machines.
"Alors comme ça ta fille s'est engagée chez les Atlantes." Demanda un homme court aux cheveux noir et aux yeux marron.
"Oui ma petite princesse n’a pas froid aux yeux." Répondit un homme au cheveux blanc et aux yeux de même couleur.
"Et tu la laisser faire ?"
"C’est une grande fille, elle est libre de faire ses propres choix et puis elle est très forte." Elle tient ça de moi et à la beauté et l’intelligence de sa mère.
"Pour la force c’est sûr que t’es un vrai gorille Luc." Blagua-t-il en lui tapant ses muscles saillants.
"Et toi alors tu t’es vu Robert !" Rétorqua-t-il en rigolant.
"Mais on est des mineurs en même temps. Rit-il lui aussi tandis qu’une alarme a retentit sonnant l’heure du déjeuner.
Les deux hommes sont alors sortis pour se rendre à la cafétaria ou tous les mineurs mangeaient tranquillement.
"Putain je crève la dalle." Déclara Robert en tapant son ventre.
Les deux hommes ont pris leur déjeuner tranquillement, avant de reprendre tranquillement leur travail. Le site de production était sous haute protection militaire. La longue journée s’est finalement terminée tandis que les hommes retournaient tranquillement dans leurs quartiers. Subitement le bâtiment a tremblé violement manquant de les faire tomber.
"C’était quoi ça ?"
Soudain, une voix accompagnée d'une alarme a retenti dans toute l’usine.
"Ceci n’est pas un exercice, je répète ceci n'est pas un exercice ! Nous subissons une attaque Loctars, dirigez-vous au plus vite vers les vaisseaux d’évacuation ! Je répète dirigez-vous au plus vite vers les vaisseaux d’évacuation !"
"Putain de merde !" Lança Luc en regardant par la fenêtre.
"Luc faut évacuer au plus vite !"
Luc qui regardait par la fenêtre aperçut dans le ciel de nombreux vaisseaux Loctars et des vaisseaux humains eux tombant. S’écrasant dans différents endroits causant de gigantesques tremblements et explosions.
Tout le monde s’est finalement mit à bouger dans la panique alors que dehors des tirs et des explosions étaient entendus. La foule se dirigeant vers la sortie, celle-ci a explosé tuant de nombreuses personnes sur le coup. Répandant des morceaux de corps déchiquetés partout avec un odeur nauséabonde de chair brûlée. Ce qui venait de faire ce carnage était une carcasse de vaisseaux qui s’était écrasé sur une partie du bâtiment.
"Par l’autre sortie vite !" Cria Luc ne perdant en aucun cas son sang-froid.
Une fois finalement dehors des cris d’hommes étaient accompagnés par des cris de bêtes stridents. Tandis que le ciel nocturne était éclairé par des flammes et rempli de vaisseaux Loctars.
"Courez aux vaisseaux d’évacuation !" Déclara Luc son ami Robert dirigeant tout le monde pour pouvoir évacuer.
Tout le monde courut aussi vite qu'ils le pouvaient vers ce qui devait être leur salut. Finalement, arrivés devant les vaisseaux pensant être sauvés ceux-ci ont subitement explosé, après que quelque chose soit tombé du ciel. Maintenant, la seule chose visible était la carcasse des vaisseaux en flamme. Pendant que sans aucun avertissement un Loctar sortit lentement de la première carcasse avant de pousser un cri. Ce cri étant comme un cri de ralliement, faisant sortir du champ de carcasses dévorées par les flammes d’autres Loctars.
"Ils ont ciblé nos vaisseaux pour nous empêcher de nous échapper ?" Dit Luc à haute voix sidéré.
Le premier Loctar s’est avancé vers une foule paralysée par la peur et le désespoir causé par la destruction de leur seul moyen de fuite et leur propre mort. La bête est finalement arrivée vers une première personne, une femme en tête de file. La créature s’est mise à tourner la tête bizarrement alors que la jeune femme tremblait incapable de bouger. Puis le Loctar a convulsé violement avant de lui arracher sa tête, le corps est resté debout quelques secondes avant de s’effondrer sans vie sur le sol.
Le sang coula du cou sans tête, instantanément la foule il y a quelques instants paralysée s’est dispersée dans la panique. C’était le rappel de la mort à leurs portes qui les faisaient maintenant bouger. Les Loctars eux commençant leur partie de chasse macabre.
"Notre dernière solution c’est les bunkers souterrains ! Courez vers les bunkers souterrains c’est notre dernière chance ! Cria Luc à tout le monde les dirigeant dans la bonne direction.
"Ils font quoi les militaires !" Demanda Robert dans la panique.
"Ils sont probablement morts regarde il y a des cadavres de soldats là bas !" Dit Luc en montrant des soldats démembrés au loin.
"Putain !"
"En plus tu crois qu’on a le temps de se poser ce genre de questions !" Demanda-t-il en pointant du doigts les Loctars derrière eux faisant un massacre.
"T'as raison dépêchons-nous de partir !"
Les deux hommes ont alors commencé à courir de toutes leurs forces à travers les bâtiments et les obstacles devant eux. Les bunkers souterrains étaient des abris qui avaient été construits en cas d’attaque Loctars dotés d’un lourd blindage. Pendant qu’ils parcouraient les lieux parsemés de flammes, de gens complètement en panique et sous la pression des Loctars derrière eux. Ils ont finalement commencé à apercevoir l’entrée d'un des bunkers tandis que d’autres personnes se précipitaient à l’intérieur.
"On y est !" Cria Robert à son ami.
Cependant l’entrée du bunker a commencé se refermer lentement sous leur yeux.
"Putain cours !"
Les deux hommes ont alors accéléré la cadence, leurs cœurs manquant de sortir de leurs poitrines. Plus la porte se refermait plus leurs cœurs les faisaient souffrir et in extrémiste ils ont réussi à passer la première porte blindée. Soulagés, un bruit roque les as interpellé un Loctar était en train d’essayer de passer la première porte entre ouverte. Et les 9 dernières portes devant eux se fermaient déjà.
"J’espère que t'as encore de la force !" Demanda Luc en souriant.
"Je me ferai pas bouffer par ce truc, on y va !" Répondit Robert prêt à courir à nouveau.
Ils ont alors couru encore plus vite que la fois précédente, le Loctar lui avait finalement réussi à passer la première porte qui s'est refermée derrière lui. Ils couraient dans ce couloir blanc illuminé poursuivis par une créature monstrueuse voulant les dévorer. Avec la pression de passer chaque porte blindée, le Loctar passant chacune d’entre elle sur le fil. Pour lorsqu’ils passaient finalement l’avant dernière porte et que la dernière porte entamait sa fermeture.
"On va pas y arriver !" Déclara Luc jetant un coup d’œil au Loctar derrière eux.
"On peut le faire !" Rétorqua Robert confiant.
"Non, c'est pas ce que je veux dire ! Ce bâtard passe toutes les portes sur le fils, même si on y arrive le Loctar passera et on condamnera tout le bunker !"
"On fait quoi alors putain !" Demanda perdu Robert.
"Tu diras à ma femme et ma fille que je les aime."
"Quoi Luc ne déconne pas !"
"Ne t’arrête pas cours !" Cria-t-il alors qu’il avait arrêté sa propre course.
Dans le but de retenir le Loctar ne serait-ce que quelques secondes, pour permettre à son ami de passer sans mettre les gens du bunker en danger. Alors que le Loctar s’approchait de lui et par la même occasion la mort il se perdit brièvement dans ses pensées.
"Bonne chance à toi ma fille je sais que tu seras un excellent soldat je regrette juste de ne pas pouvoir te dire adieu."
Le Loctar n’était plus qu’à quelques mètres, il jeta un dernier regard à son ami qui lui adressait lui aussi un dernier regard.
"Pour Gaïa !" Cria-t-il on se lançant sur la créature.
Le Loctar l’a envoyé valser violement à plusieurs mètres, blessé, le visage en sang et sans doute des blessures internes. Néanmoins, avec une volonté inébranlable, il s’est révélé malgré la douleur et le sang le couvrant pour le bloquer. La créature s’est alors arrêté devant lui criant de rage. Tandis que Robert passait sur le fil la porte blindés par l’interstice il a vu Luc lui faire un signe du pouce avant de se faire couper la tête.
"Luuuuuc !" Cria-t-il la porte se fermant totalement.
Les larmes ont commencé à le gagner, alors que le Loctar a commencé à frapper la porte blindée.
"Je savais que t’étais fort tu n’avais rien à prouver."
Il se retourna pour voir de nombreuses personnes terrorisées derrière lui, jusqu’à ce qu’il croise le regard d’un militaire .
"C’est impossible que tous les soldats soient morts et comment les Loctars ont pu progresser si vite ? Il n’y qu'une seule possibilité, cette bande d’enfoirés !"
Robert s’est alors dirigé vers le soldat avec rage et il l'a plaqué au sol.
"Bande d’enfoirés qui a donné les ordres !"
Des hommes l’ont alors retenu pendant qu’il se débattait avec rage.
"De quoi vous parlez laissez-le tranquille !" Demanda l’un des hommes qui le retenait.
"De quoi je parle ! Je parle du fait que ces bâtards se sont enfuis nous laissant livrés à nous même !"
Les hommes l’ont donc lâché et ont regardé le soldat, qui a alors crié et tout avoué.
"Je le jure c’était pas moi, ça vient de nôtre supérieur hiérarchique, ils nous a dit que c’était déjà perdu et qu’il fallait économiser la vie de nos soldats !"
Durant le temps où le soldat était entrain de tout avouer, dans l’espace un homme était assis, les mains sur la tête à bord du siège de capitaine de son vaisseau.
Quels sont nos pertes au sol ?" Demanda l'homme assis sur le fauteuil regardant le vide de l’espace.
"Nous avons perdu 55 % de nos hommes commandant, du reste de nombreux civils pour de pas dire la majeure partie sont restés là bas. La plupart sont soit mort ou bloqués dans les bunkers de secours."
"Que dieu me pardonne."
La planète était dorénavant dévorée par les flammes jonchée de carcasses de vaisseaux et de cadavres en train d'être dévorés. Seule la mort était maintenant présente tandis que ceux enfermés dans les bunkers n’avait que 2 ans de provisions et d’eau potable.